Remise des Prix Symphoniques

Octobre 2020

Cette année, la remise des prix symphoniques s'est déroulée le 9 octobre 2020 à la Scala Paris* :

© Ugo Ponte - ONL

Prix de violon Georges Enesco : Anna Göckel

© JF Mariotti

Anna Göckel, nommée Révélation Classique de l’Adami en 2016, est l’une des violonistes les plus fascinantes de sa génération.

Très remarquée lors du dernier concours Reine Elisabeth, elle se produit en soliste avec l’Orchestre de Chambre de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Malte, le München Radio Orchestra, le Lemanic Modern Ensemble ou le Centro de Experimentación y Producción de Música Contemporánea. En janvier 2020, Anna ouvrait le Festival de Folles Journées de Nantes en soliste avec le Concerto Budapest dirigé par Andreas Keller.

Chambriste passionnée, elle remporte à 21 ans le Concours de l’ARD de Munich au sein du trio Karénine qu’elle a co-fondé (2005-2011), et est invitée en résidence dans les plus importants festivals de musique de chambre, comme l’Open Chamber Music de Prussia Cove (UK) et le Marlboro Chamber Music Festival (USA).

Son double-disque « Sei Solo », où elle interprète pour le label NoMadMusic l’intégrale des Sonates et Partita de Bach, a reçu le Coup de Coeur du magazine Classica. Elle est lauréate du Fonds Fravanni, et joue, grâce au soutien de la Fondation Milanollo, sur un violon de 1780 de Giuseppe Guadagnini.

Prix Claude Arrieu : Augustin Braud

© DR

Après avoir étudié la batterie et la percussion pendant plus de quinze ans et s’être lancé dans la création musicale de manière autodidacte, il suit des cours de composition au Conservatoire de Poitiers avec Jean-Luc Defontaine assiste à l’IRCAM aux masterclasses de compositeurs tels qu’Ivan Fedele ou Michael Jarrell et reçoit également les conseils de Martin Matalon et Yann Robin. tout en préparant un master s’orientant vers la recherche en musicologie à l’Université de Poitiers, sous la direction de Cécile Auzolle.

Augustin est depuis septembre 2018 doctorant contractuel en Musicologie à l'Université de Poitiers au sein du laboratoire interdisciplinaire CRIHAM. Ses recherches, majoritairement analytiques, interrogent conjointement la sémiographie musicale contemporaine, le travail sur les paramètres du timbre et les modes de jeu instrumentaux, mais aussi les liens tangibles entre composition et arts visuels.

Augustin Braud a été compositeur en résidence à l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine pour la saison 2017 — 2018, l'un des plus jeunes nommés à un tel poste en France.

Prix Hervé Dugardin : Laurent Durupt

© Anthony Voisin
 

Pianiste et compositeur, ex-pensionnaire à la Villa Médicis, Laurent Durupt produit des œuvres couvrant un large spectre de la création sonore, depuis la composition avec électronique (Sonate en triΩhm, 2011) ou exclusivement instrumentale (Vertical Speed, 2015) jusqu’à l’installation sonore (Minimal Music for Maximum Space, 2015), en passant par l’improvisation (Studi Sulla Notte, 2013) et le théâtre musical (La Nuit Acoustique, 2015).

Ses œuvres sont jouées dans le monde entier (Paris, Lyon, Strasbourg, Londres, Rome, Palerme, Valencia, Bogota, Vitoria, Chelsea, Manchester, Saint-Pétersbourg, Vancouver, Dallas, San Antonio ou New York).

Diplômé du CNSMDP et de l’IRCAM, il est cofondateur du duo et de l’ensemble LINKS, et performe régulièrement avec le plasticien Hicham Berrada (Présages). Il collabore également avec différents collectifs comme Rotterdam Presenta (AnthropoSCENE, 2018), le plasticien Théo Mercier (Du futur faisons table rase, 2014 - La Fille du Collectionneur, 2017), le photographe Malik Nejmi (Une Odyssée, 2015 - Traversés, 2016) ou la chorégraphe Margot Dorléans (Confier, 2019 - Incarnation, 2020). En 2020, Il est choisi par Yasmina Reza pour interpréter J.S. Bach pour sa dernière pièce au Théâtre de la Colline (« Anne-Marie La Beauté »).

Prix Francis et Mica Salabert : Violeta Cruz

© DR

La Colombienne Violeta Cruz commence ses études musicales à l’université Javeriana (Colombie), pour intégrer ensuite le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son travail inclut pièces instrumentales, électroacoustiques et « objets sonores » (des machines mécaniques au comportement rythmique partiellement aléatoire, et dont le comportement sonore est prolongé par un dispositif électronique interactif).

Une des préoccupations communes à ces trois types de pièces est le rapport entre son et matière. Dans le contexte instrumental, cela se traduit par un travail sur la texture musicale (le rapport entre les strates sonores qui composent le tout musical). Dans le cas des « objets sonores », ce sont particulièrement les matières élémentaires qui l’intéressent : ces matières du quotidien qui ont depuis toujours leur place dans la sphère du mystique de l’humanité, tels que l’eau ou la lumière.

AUX ARMES, CONTEMPORAINS !

Troisième édition du joyeux festival de la Scala Paris** dédié à la création musicale !

Fêter la musique d’aujourd’hui, sans barrière, sans peur, joyeusement, plutôt lors d’un marathon inédit à Paris, sorte de « Proms » contemporaines à la française. Les meilleurs interprètes d’aujourd’hui ont élu leur compositeur préféré pour construire le programme de ce troisième rendez-vous musical de La Scala Paris et de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). Aux Armes, Contemporains !  permettra aux mélomanes d’entendre les œuvres des plus grands compositeurs, Benjamin Garzia, Pierre Chépélov, Dahae Boo !, Philippe Leroux, Michaël Jarrell, Alexandro Markeas, Leonard Bernstein, Francesco Filidei , Raphaël Sévère, Bernard Cavanna servis par des interprètes d’exception. Tout pour la musique dans l’acoustique innovante d’une salle conçue avec les meilleurs ingénieurs.

> Programme détaillé du festival « Aux Armes Contemporains ! »

* Plus de détails à venir
13 boulevard de Strasbourg - Paris 10e
Métro : Strasbourg – Saint-Denis, lignes 4, 8, et 9 (Sortie 6, boulevard de Strasbourg)

**La Scala Paris est soutenue par la Sacem dans le cadre de la programmation Aux armes contemporains !

Publié le 28 septembre 2020