Hommage à Carolin Petit

Avril 2016

C’est avec une profonde tristesse que la Sacem, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, vient d’apprendre la disparition du compositeur et arrangeur Carolin Petit à l’âge de cinquante-huit ans.

C’est avec une profonde tristesse que la Sacem, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, vient d’apprendre la disparition du compositeur et arrangeur Carolin Petit à l’âge de cinquante-huit ans.

Fils de Pierre Petit, compositeur (qui obtint le premier Grand Prix de Rome) et directeur de l’Ecole Normale de Musique et d’une mère violoniste, Carolin Petit a naturellement reçu une éducation musicale. Pianiste et guitariste de formation, il entre à l’École Normale de Musique pour parfaire ses compétences, avant de partir étudier à la Berklee School of Music de Boston.

Carolin Petit fait ses débuts en tant qu’arrangeur de disques : Savoir pour Diane Tell, l’album de Véronique Sanson, en 1984, avec l’inoubliable Le temps est Assassin, ou encore, en collaboration avec Serge Gainsbourg, Merde in France pour Jacques Dutronc et les chansons d’Isabelle Adjani.

Il poursuit sa carrière en arrangeant et en écrivant des génériques d’émissions (« Sacrée Soirée », « Sans aucun doute », « Enquête de vérité », « Les années Tube », « Les 7 d’or », « Miss France », …) et en composant les bandes originales de nombreux documentaires animaliers. Ce vrai cinéma d’aventure, comme le qualifiait Carolin, lui a permis d’exploiter ce qu’il aimait, la mélodie et l’ampleur des grands espaces.

Carolin Petit a par la suite composé plus de cent cinquante bandes originales de films pour la télévision et pour le cinéma. Il est notamment connu pour avoir composé la B.O. de la série de Pierre Sissier Louis La Brocante et les musiques de la série Plus Belle La Vie, projet pour lequel il était également directeur musical.

Au cinéma, il a participé à la musique du film Les Uns et les Autres, de Claude Lelouch et Paroles et Musique, d’Élie Chouraqui. Il a aussi écrit L’Année Juliette, de Philippe Le Gay, Zadoc ou le Bonheur, de Pierre-Henri Salfati et Alissa, de Didier Goldschmidt, ainsi que le premier long-métrage de Nils Tavernier Aurore.

Carolin Petit, qui aimait à répéter que composer c’est "trouver les notes magiques", était sociétaire définitif de la Sacem depuis le 30 avril 1997.

"Avec Carolin Petit, nous perdons un compositeur attachant et prolixe qui avait su vivifier la musique de grandes séries télévisées françaises".
Laurent Petitgirard, Président du Conseil d’administration de la Sacem

Publié le 19 avril 2016